Qu'est-ce qu'une plante invasive? 

Un taux de reproduction élevé et une croissance rapide leur permettent de se répandre massivement au détriment de la flore indigène. Parmi les quelques 3'000 espèces que compte la flore suisse, 550 sont des plantes exotiques dont 57 considérées comme envahissantes.

Une grande partie des plantes présentes chez nous depuis des siècles est d’origine exotique (ou néophyte), par exemple le tournesol, la tomate et la pomme de terre. Mais certaines de ces plantes s’échappent des jardins et envahissent nos milieux naturels. Là, elles posent de sérieux problèmes en étouffant la flore indigène. Elles peuvent causer des dommages sur santé humaine et provoquer des pertes économiques.

Ne vous fiez pas à leur apparence! Elles arborent de belles couleurs, elles ajoutent du vert à votre jardin... Mais elles sont infiniment dangereuses et auront tôt fait de se propager dans et hors de votre jardin!

Par exemple… Le Buddléa de David rend la vie dure aux forestiers de la Riviera en s’installant après les coupes en forêt, empêchant les essences locales de pousser. Le solidage américain et l’impatiente du Canada envahissent les berge de la Sarine et du Javroz et les chenilles de papillons ne peuvent plus se nourrir de leurs plantes hôtes qui ont disparues. La Renouée du Japon déstabilise les berges de cours d’eau à certains endroits au Pays-d’Enhaut.

 Buddleja davidii 3950 db4bb Soldiage 1de16  RENOUEE JAPON 317a7 
 Buddléa de David  Solidage américain  Renouée du Japon

 


Les actions du Parc contre les plantes invasives

Agir tôt et de manière coordonnée permet d’éviter des problèmes plus importants à l’avenir. Afin de faire face à l’enjeu de ces plantes exotiques envahissantes dans le périmètre du Parc, les acteurs du territoire (privés, communes, cantons, Confédération) se sont rassemblés autour d’une vision commune, décrite dans la stratégie néophytes du Parc.

Pour venir en soutien aux communes, le Parc organise entre 2 et 3 semaines d’arrachage de plantes exotiques envahissantes sur son territoire à l’aide de civilistes durant l'été.

ARACHAGE INVASIVES CIVILISTES 25eae 

Par ailleurs, les classes qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une matinée de sensibilisation à cette thématique et mettre la main à la pâte.
Le Parc vous renseigne et vous répond par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 026 924 76 93.

 


Vous pouvez nous aider à lutter contre ces plantes exotiques envahissantes

 ...en signant la Charte des Jardins et en étant attentif à la présence de ces plantes! Vous pouvez tout à fait les arracher vous-mêmes ou demander de l'aide au Parc.

Mais attention à ne pas mettre ces plantes au compost car les graines peuvent se disséminer ailleurs.
Il faut donc incinérer les plantes arrachées, ou au moins les parties florales.

Le Parc vous donne un coup de pouce pour remplacer ces plantes exotiques envahissantes par des plantes vivaces indigènes (comme la centaurée des montagne, l’œillet des Chartreux, la cardère sauvage, la vipérine ou le géranium sanguin) ou par des buissons indigènes (comme l’églantier, le fusain, la coronille des jardins ou la viorne obier). Pour toute demande, contactez le Parc par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 026 924 76 93.

 


Focus sur quelques envahisseurs

Brûlante berce du Caucase

BERCE CAUCASE 25cc1Avec ses grandes ombelles blanches, la berce du Caucase est une plante spectaculaire qui peut atteindre quatre mètres de haut. Introduite comme plante ornementale et mellifère, cette espèce vivace se naturalise facilement. La plante se reproduit par ses très nombreuses graines (10’000-15'000 par plante) qui gardent dans le sol leur pouvoir de germination pendant sept ans. La berce du Caucase peut donc facilement s’échapper des jardins et s'installer dans les zones fraîches et humides, surtout les vallons ombragés et les bords de rivières qu’elle affectionne tout particulièrement. Pour empêcher cette colonisation, il faut impérativement éviter qu’elle ne produise des graines en coupant les inflorescences avant leur apparition et l’arracher en coupant la racine avec une bêche à au moins vingt centimètres sous terre. Il faut ensuite contrôler la zone régulièrement pendant plusieurs années. Dans le Parc, les plus gros foyers de berce se trouvent au col des Mosses. Des civilistes luttent contre cette plante durant l’été 2019 pour la deuxième année consécutive.

La sève de la berce est phototoxique. Son contact avec la peau suivi d’une exposition au soleil (même trois ou quatre jours après) peut provoquer des brûlures au deuxième degré. Pour éviter les cloques, il faut se protéger la peau avec des habits et des gants lors des manipulations et faire très attention avec les enfants, parfois tentés d'utiliser les grandes tiges creuses comme sarbacane ou simplement de jouer avec ces belles et grandes plantes.

 

 

 

 

 

 

 

 


Liens vers les stratégies cantonales de lutte contre les plantes invasives 

Lutte contre les néophytes (FR)

Lutte contre les néophytes (VD)

 

 

 

PARC NATUREL REGIONAL GRUYERE PAYS-D'ENHAUT

Place du Village 6 
1660 Château-d'Œx
+41 (0) 26 924 76 93

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