Le projet espèce cible du Parc porte sur l’hermine pour 2018 et 2019. Après avoir sélectionné des secteurs prioritaires pour ce petit mustélidé, des actions sur le terrain seront menées dès l’automne pour le favoriser. Les agriculteurs qui souhaitent apprendre à construire une niche nurserie pour l’hermine avec des branches pourront participer aux cours proposés par le Parc. Une septantaine de personnes ont participé à la journée de l’hermine du 25 août dernier.

HERMINE

Biologie de l’hermine

L’hermine (Mustela erminea) est un petit mammifère très discret spécialisé dans la chasse aux campagnols, une famille d’hermines composée de 6 petits mange 50 à 100 campagnols par semaine, ce qui fait d’elle une très bonne auxiliaire pour l’agriculture. En moyenne dans la nature, l’hermine ne vit qu’un à deux ans. Elle se distingue par un corps très mince et allongé, des pattes très courtes et une queue avec une pointe noire. En hiver, sa fourrure devient blanche à l’exception du bout de sa queue qui reste noire. Dès le printemps, les femelles hermines élèvent seules leurs petits dans un abri douillet à l’intérieur d’un tas de pierres ou de bois.

Une espèce en diminution

La banalisation du paysage, à savoir la perte d’éléments de structures comme des haies ou des tas de branches, est la principale menace pour l’hermine. Dans les grandes zones ouvertes, elle se retrouve trop exposée aux rapaces et autres prédateurs. De plus, la femelle aime déplacer sa nichée fréquemment dans d’autres tas situés à proximité afin de limiter les risques de prédation. Un seul élément de structure n’est donc pas suffisant pour permettre à l’espèce de s’installer durablement dans une zone. Il en faut idéalement cinq distants de moins de 20 mètres pour satisfaire ses exigences. Lorsque les campagnols se font plus rares dans un secteur, l’hermine doit migrer dans une nouvelle zone de chasse. Pour de tels déplacements, elle dépend d’éléments de structure et est parfois obligée de traverser des routes, autre menace principale pour l’hermine.

Le projet du Parc

Pendant deux ans, le Parc mène un projet en faveur de l’hermine. En 2018, une analyse du territoire a été réalisée, ce qui a permis de définir trois secteurs prioritaires pour chacune des quatre régions du Parc. De par son régime alimentaire, composé essentiellement de campagnols, l’hermine est liée au domaine agricole. Les exploitants concernés par ces secteurs prioritaires seront prochainement contactés afin d’essayer d’y améliorer la présence de structures (tas de branches ou de cailloux, plantation de buissons ou de haies, etc.). Le 25 août dernier, une journée de l’hermine a été organisée à Montbovon, les 70 participants ont pu y réaliser un parcours d’environ 3km composé de 7 stands avec notamment la création de tas de branches « nurserie ». Ceux-ci doivent être réalisés d’une manière bien précise afin d’optimiser les chances qu’une hermine vienne y faire ses petits. C’est pour cette raison que le projet du Parc prévoit d’organiser cet automne un cours aux agriculteurs du Parc intéressés à réaliser de tels aménagements sur leurs parcelles.

 

Les 4 dates pour les agriculteurs:

- 08 octobre, 13h30, pour les agriculteurs du Pays-d’Enhaut – Les Mosses

- 11 octobre, 13h30, pour les agriculteurs de la Jogne

- 15 octobre, 13h30, pour les agriculteurs de l’Intyamon

- 18 octobre, 13h30, pour les agriculteurs des Rochers de Naye

Informations et inscriptions au 026 924 76 93 ou par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

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