RÉSERVES NATURELLES

Le Parc abrite deux réserves, gérées par Pro Natura.

Réserve du Vanil noir

La région du Vanil Noir représente un paysage préalpin d'une beauté particulière et abrite une flore et une faune très diversifiées. Elle figure à l'inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale (IFP) ainsi qu'à l'inventaire des districts francs fédéraux (ODF).

Réserve naturelle de la Pierreuse

La réserve de la Pierreuse (au sud de Château-d’Œx) est un paysage d’importance nationale à caractère alpin L’essentiel (rochers, pâturages, marais, épicéas), une flore très riche et une faune diversifiée (bouquetins, chamois, aigles et petits tétras).


ZONES PROTÉGÉES

Le Parc comprend de nombreux inventaires de protection ou réserves naturelles : Paysages d’importance nationale, Districts francs fédéraux (réserves de chasse), Biotopes d’importance nationale.

Les espaces protégés par la législation fédérale (ISM et IFP) couvrent presque 40% de la superficie du Parc.

A ces zones protégées d’importance nationale, s'ajoutent les instruments de protection cantonaux et communaux :

  • Les inventaires et sites de reproduction des batraciens d’importance cantonale (FR)
  • Les monuments naturels et sites protégés (VD), les réserves de pêche cantonales (avec notamment quatre objets de niveau cantonal de protection pour Vaud)
  • Les zones communales de protection de la nature ou du paysage (Bas-Intyamon, Val-de-Charmey, Grandvillard, Haut-Intyamon), ou de tranquillité de la faune (Rougemont)
  • Les zones communales de protection des eaux

Les réserves naturelles gérées par Pro Natura sont également protégées.

Voir le projet du Parc : respectez nos zones protégées


FORÊTS

Malgré la très ancienne colonisation par l’homme et le défrichage systématique des terres intéressantes pour l’élevage (pâturages et prairies de fauche) ou les cultures, la forêt couvre encore une large part des paysages du Parc.

Présente dans les nombreux endroits raides, peu accessibles, instables, peu fertiles, ou garantissant de longue date une protection des zones habitées, la forêt dessine un paysage de mosaïque entre herbages et rochers, soulignant les éléments géomorphologiques du paysage : lignes des cours d’eau, ruptures de pente, orientation des versants, zones d’éboulis et de rochers.

L’extension maximale des défrichements et de l’exploitation intensive des forêts (flottage du bois) date du 19e siècle, mais la plupart des forêts sont toujours exploitées plus ou moins intensivement ou entretenues comme forêts protectrices. L’état écologique de ces forêts exploitées varie beaucoup : la gamme s’étend des monocultures d’épicéas, depuis longtemps favorisés par l’homme compte tenu de son intérêt comme bois de service, aux forêts mixtes diversifiées, structurées et proches de l’état naturel. Les plans directeurs forestiers intègrent aujourd’hui les différentes fonctions des stations forestières dans les objectifs d’exploitation : biologique, productive, de protection ou sociale.

Ces forêts exploitées n’abritent des plantes rares que dans des stations particulières, par exemple différentes orchidées dont le légendaire sabot de vénus, rare et menacé,  ou le cyclamen pourpre, qui pousse de façon isolée dans des forêts de Bas-Intyamon et du Pays-d’Enhaut. Elles sont par contre remarquables pour leur faune. Elles offrent refuge aux cerfs, lynx et chevreuils et à plusieurs oiseaux peu communs, voire rares et menacés : chouette de Tengmalm, pic noir. Il ne faut pas oublier l’intérêt du sapin blanc, arbre remarquable des montagnes d’Europe centrale et méridionale. Il trouve de très bonnes conditions dans les Préalpes occidentales, comme c’est le cas à Rossinière, où il forme des populations dont les individus peuvent être impressionnants.

Dans les pentes raides sur éboulis calcaire par exemple, des tilleuls et des érables accompagnent le hêtre. L’érable sycomore, ou érable des montagnes, est d’ailleurs une espèce dont les vieux individus, marqués par les chutes de pierre, sont emblématiques des paysages des vallées intérieures du Parc, notamment en groupes ou en arbres isolés dans les pâturages. Le paysage d’érablaie de ravin de Bonaudon (vallée de l’Hongrin) peut être considéré comme exceptionnel. Notons que la cicerbite de plumier, une des plus imposantes herbacées des Préalpes (elle peut atteindre la taille d’un homme), est à l’aise dans les érablaies, une spécialité régionale de grande valeur.


PRAIRIES ET PÂTURAGES

Façonné par l’agriculture de montagne, le paysage préalpin du Parc est bien différent de ce qu’il pouvait être à l’origine, mais le paysage rural des Préalpes constitue le fondement de son identité culturelle.

L’exploitation des alpages durant les mois d’été a permis de décharger les pâturages des vallées et de stocker ainsi le fourrage indispensable pour l’hiver. Cette forme d’agriculture, qui permet l’optimisation de l’utilisation des potentiels de production fourragère constitués majoritairement par les surfaces d’altitude, est très ancienne.

Jusqu’au milieu du 20e siècle, l’absence de machines, de produits phytosanitaires et des moyens de transports limités engendrent une exploitation agricole, certes intensive en main-d’œuvre et orientée vers le marché, mais relativement extensive d’un point de vue écologique. Reposant sur des prairies dites naturelles (sans labour, ni semences), un agro-écosystème particulier s’est mis en place, avec la formation de prairies et de pâturages riches en espèces. Cette évolution joue également un rôle déterminant pour la survie de nombreuses plantes alpines. Ce très ancien paysage rural a subi des modifications importantes depuis les années 1970, avec les possibilités techniques et les nécessités économiques de réduction des investissements en main-d’œuvre (exode rural) et d’augmentation de la productivité des terres et de l’élevage.

Les herbages agricoles d’aujourd’hui sont composés majoritairement de prairies et pâturages gras. Ils présentent souvent un aspect fleuri, paysage attractif, mais leur biodiversité est parfois relativement limitée : la composition floristique des prairies grasses varie fortement selon le mode d’exploitation et l’intensité de l’utilisation. Certaines prairies écologiquement intéressantes peuvent également être sensibles à l’assèchement (drainages).

Les prairies humides et certains bas-marais sont issus du défrichement de forêts humides. Ces biotopes sont souvent riches en orchidées. Leur entretien exige une fauche ou une pâture régulière, faute de quoi la forêt finit par s’installer à nouveau. Le passage d’une exploitation extensive à une utilisation intensive avec engraissement et drainage conduit de son côté irrémédiablement à la disparition de cette précieuse végétation. Prairies humides et bas-marais sont également sensibles à l’abandon ou à l’intensification de l’exploitation agricole.


COURS D'EAU

De nombreux cours d’eau sillonnent le Parc, principalement dans le bassin de la Sarine (mer du Nord), mais aussi des bassins versant du Rhône et des affluents du Léman (Méditerranée).

Les principales rivières sont la Sarine, la Jogne, la Torneresse, l’Hongrin, le Javro et le ruisseau de Motélon.

Les cours d’eau jouent un rôle écologique important. Autant pour la faune et la flore aquatique que pour la création d’une diversité de milieux propices à la faune et la flore terrestre (zones alluviales, cordons boisés, milieux ouverts). Ils ont aussi une valeur économique et de loisir.

Le Parc touche ou inclut plusieurs lacs : du Léman au Lac Noir, en passant par les lacs de l’Hongrin, de Rossinière, de Lessoc, de Montsalvens (les quatre artificiels). Il compte plusieurs petits lacs de montagne dont le lac Lioson et celui de Coudré (Grandvillard).

Les cours d’eau ont un important rôle écologique, autant pour la faune et la flore aquatique que pour la création d’une diversité de milieux propices à la faune et la flore terrestre (zones alluviales, cordons boisés, milieux ouverts). Dans le Parc, la Sarine et la Jogne sont utilisées comme corridors pour la faune terrestre, grâce aux cordons boisés qui les longent sur la majorité de leur parcours. Cinq zones alluviales d’importance nationale sont présentes dans le périmètre. La Sarine, en aval du barrage de Lessoc, est aussi le lieu de migration de la truite de lac (en danger d’extinction), qui remonte en hiver depuis le lac de la Gruyère pour se reproduire dans les eaux claires des rivières. La truite de rivière est très présente dans les cours d’eau (grâce, entre autres, aux mesures de repeuplement) et constitue l’essentiel des captures des pêcheurs. L’omble de rivière (vulnérable) est présent dans la Sarine en amont de Lessoc et dans le lac de Montsalvens. D’autres espèces accompagnatrices comme le vairon (qui migre pour assurer sa reproduction), les chabots et les loches se trouvent aussi dans les cours d’eau du Parc.

Les cours d’eau ont aussi une valeur économique et de loisir, avec la pêche à la ligne sur la plupart des rivières (la Haute Sarine est même très fréquentée par les pêcheurs), le rafting et l’hydrospeed sur la Sarine en amont du lac de Rossinière, le canyoning dans les gorges du Pissot ou de la Tine, et le canoë-kayak sur la majorité de la Sarine.


FAUNE ET FLORE

De nombreuses espèces animales s’épanouissent dans les milieux naturels du Parc.

Comme l’atteste l’inventaire Important Bird Areas de l’organisation BirdLife Europe : le Pays-d’Enhaut – Les Mosses est l’un des 30 sites suisses inventoriés pour la conservation à long terme des espèces menacées d'oiseaux.

Edelweiss, pavot occidental, narcisse, … plus de 1’500 fleurs fleurissent sur le territoire du Parc. Cette richesse est due à la diversité des milieux : pâturages, prairies, mais aussi forêts, tourbières, cours d’eau, marais. Beaucoup de ces milieux emblématiques de la flore préalpine sont protégés.

PARC NATUREL REGIONAL GRUYERE PAYS-D'ENHAUT

Place du Village 6 1660 Chateau-d'Œx
+41 (0) 26 924 76 93

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